Documentation éditoriale et technique

Documentation éditoriale

L'édition de base de notre édition

Bérardier de Bataut, Essai sur le récit (1776)La présente édition se base sur l'unique édition que l'Essai sur le récit à connu, à notre connaissance, et qui date de 1776. L'approbation date du 27 août 1775, le privilège est enregistré le 7 mars 1776, comme en témoignent les textes reproduits en fin du volume. L'ouvrage est au format in-12, comporte X-725 pages ainsi que des pages de paratexte non paginés en position initiale (page de titre, nota de l'éditeur) et finale (approbation et privilège du roi, extrait du catalogue de l'imprimerie de la Veuve Hérissant). La page de titre en est la suivante (voir également la reproduction) :

ESSAI / SUR / LE RÉCIT, / OU / ENTRETIENS / SUR / LA MANIERE DE RACONTER. / Par M. l'Abbé Bérardier de Bataut, Licentié en Théologie, Prieur de Notre-Dame de Serqueux, & ancien Professeur d'Éloquence en l'Université de Paris. / Une morale nue apporte de l'ennui : / Le conte fait passer le précepte avec lui. / La Font. Fab. 104. / À Paris, / Chez CHARLES-PIERRE BERTON, Libraire, / rue Saint-Victor, vis-à-vis le Séminaire, / Saint-Nicolas, au Soleil-Levant. / M. DCC. LCCCVI. / Avec Approbation & Privilége du Roi.

L'exemplaire de référence de la présente édition est un exemplaire personnel. La page de titre reproduite ci-contre provient de cette édition. La particule du nom de Bérardier y est rayée à l'encre grise ; la date de l'édition, 1776, y est ajoutée, possiblement au stylo. L'exemplaire de la Bibliothèque nationale de France (Tolbiac, cote X-18751) ainsi que l'exemplaire numérisé par Google Books (établi sur un exemplaire provenant de la Taylor Institution à Oxford mais d'une lisibilité inférieure aux exemplaires imprimés), ont également été consultés.

Principes de l’établissement du texte

Le parti pris de l'édition a été de fournir une représentation du texte de l'Essai sur le récit au détriment de la matérialité du livre ; d'où le choix de ne pas reproduire les pages du livre en fac-similé et de partager le texte en chapitres et non pas en pages individuelles. Cela implique également que les titres courants en tête de page ainsi que les signatures et les réclames au pied de page ont été supprimés (les numéros de page étant bien sûr conservés). L'édition échappe par contre au dilemme de l'éditeur des textes du dix-huitième siècle (décrit par exemple par François Jost dans son édition du Paysan perverti de Rétif de la Bretonne), dilemme qui le force de choisir entre un texte fidèle à la meilleure édition de l'époque et un texte corrigé et modernisé pour un meilleur confort de lecture : l'édition profite en effet des possibilités techniques du XML/TEI et de la visualisation à l'écran pour fournir deux vues alternatives du texte : une transcription linéaire reproduisant à la lettre le texte de l'édition originale, et un texte de lecture modernisé.

La transcription linéaire maintient à un grand degré le texte de l'original, mais supprime quelques éléments liés à la mise en page. La pagination originale, tout en étant signalée, n'est pas maintenue. Les en-têtes des pages ont été supprimés. La disposition des paragraphes a été maintenue, mais les coupures des lignes individuelles de texte ont été supprimés. Les mots coupés en fin de page sont complétés sur cette page, et le début du mot à la page suivante est supprimé (ceci est appelé à changer). L'emploi des majuscules et minuscules, en particulier pour les noms propres et les termes techniques, est maintenu. Les espaces entourant la ponctuation sont normalisés, mais la ponctuation elle-même est maintenue. La transcription linéaire maintient les graphies de l'époque, accents et tirets compris, et ne modifie pas non plus les graphies des noms propres. Les abbréviations sont maintenues telles quelles. Les coquilles sont signalées visuellement et parfois commentées sans toutefois être corrigées. Les coquilles indiquées dans les errata à la fin de l'édition originale sont également signalées sans être corrigées. Les citations d'autres ouvrages sont maintenues exactement telles que Bérardier les cite.

Le texte de lecture comporte, par rapport à la transcription linéaire, un degré de normalisation, de régularisation et de modernisation relativement élevé. Toutes les modifications par rapport à la transcription linéaire sont signalées, le terme en question apparaissant sur fond colorié (bleu clair pour les simples modernisations, jaune vif pour les corrections de coquilles). La ponctuation originale est maintenue de manière générale, puisqu'elle participe à la fois d'un rythme de la phrase et d'une structuration de la pensée, mais se trouve modifiée toutes les fois que la compréhension du texte s'en trouve facilité (dans ce cas, une note l'indique). De même, les particularités syntaxiques de l'époque sont respectées, mais associées à une note quand cela s'impose pour aider à la compréhension. L'emploi des majuscules et minuscules, en particulier pour les noms propres et les termes techniques, est mondernisé. De manière générale, les graphies sont modernisées (voir ci-desssous) ; pour les noms propres, le texte suit, partout où cela est possible, la pratique de la Bibliothéque nationale de France. Les abbréviations sont résolues. Les coquilles indiquées dans les errata à la fin de l'édition originale sont corrigées. Les citations de Bérardier suivent sont modernisées selon les mêmes principes que le texte principal ou bien, lorsque cela s'impose, complétés et cités selon une édition de référence modernes.

La modernisation des graphies concerne essentiellement l'orthographe et l'emploi des espaces. Toute graphie introuvable dans deux dictionnaires de l'époque, le Dictionaire critique de la langue française de Jean-François Féraud (1788) ou le Dictionnaire de l'Académie française (4e éd. de 1762), est considérée comme une coquille.[1] Les désinences des verbes sont modernisées,[2] ainsi que certaines fins de mots.[3] La modernisation concerne également certaines graphies devenues désuètes, concernant en particulier le choix des voyelles[4] et les consonnes doubles.[5] Enfin, sont modernisés certaines graphies avec usage désuète de signes diacritiques ou d'accents[6] ainsi que l'usage du tiret.[7] Les majuscules et minuscules sont également modernisés. Les espaces devant les virgules et autres signes de ponctuation sont supprimés, les espaces simples devant les « : » et les « ; » sont restitués. Les arobases sont lexicalisés.

L'annotation du texte

Les notes de Bérardier, très nombreuses, sont maintenues. Les appels à la note de Bérardier, entre parenthèses et numérotés sur chaque page, ont été remplacés par des astérisques (*). Maintenues tels quels dans la transcription linéaire, les mots abbréviés fréquents dans les titres d'ouvrages, sont restitués dans le texte de lecture. Les notes de l'éditeur concernent avant tout l'identification des auteurs et ouvrages cités par Bérardier. Elles commentent parfois les modifications apportées par Bérardier à une citation ou rappellent le contexte immédiat d'une citation. Certains termes, soit techniques, soit simplement désuèts, sont expliqués. Enfin, l'éditeur fournit des notes textuelles concernant certaines graphies et ponctuations particulières ou irrégulières ainsi que certains choix éditoriaux.

Mécanismes pour assurer la qualité de la transcription

La qualité de la transcription se mesure au nombre d'erreurs introduits dans notre édition par rapport à l'édition de référence. Pour minimiser ce nombre, la transcription a été faite en plusieurs passes. Dans une première passe, la transcription linéaire du texte a été établie chapitre par chapitre. Dans une seconde passe, les anomalies ou irrégularités que présentait cette transcription ont été analysées, édition originale à l'appui, pour les classer selon leur nature et soit leur adjoindre une version soit corrigée (coquille), soit une version modernisée (graphie d'époque), soit encore les maintenir mais de leur associer une note explicative (graphies modernes là où on s'attendrait à une graphie d'époque, par exemple). Ensuite, une passe de relecture a été faite, et les erreurs de transcription ont été relevées et corrigées. Malgré ces soins, des erreurs de transcription se trouvent sans doute toujours dans le texte. Nous serions très reconnaissant à tout lecteur qui en découvre de nous les signaler.

Documentation technique

Standard d'encodage

La représentation interne des textes édités se fait sous forme de fichiers XML dont l'encodage suit les conventions établies par la TEI (Text Encoding Initiative) sous sa forme TEI Lite (P5). L'encodage des textes alternatifs, transcription linéaire et texte de lecture, se fait en utilisant les balises 'choice' ainsi que 'sic'/'corr' (pour les erreurs et coquilles évidentes) et 'reg'/'orig' pour les simples modernisations du texte. Les annotations recourent à la balise 'note' (resp="author" ou "editor"). La pagination est notée à l'aide des de la balise 'pb' et des attributs 'n' et 'xml:id'. Les citations sont identifiées par la balise 'quote' (rend="verse", "inline" ou "italic").

Réalisation technique

La représentation interne des textes édités se fait sous forme de fichiers XML-TEI (TEI Lite, P5; voir la Text Encoding Initiative). L'affichage du texte et les fonctionnalités de téléchargement sont pris en charge par les modules TEI Content et TEI Download du TEICHI Framework développé pour ce projet. L'infrastructure du site fonctionne sous Drupal (version 7), un content management system sous régime open source, un module développé pour ce projet permettant l'intégration des fichiers XML et XSL dans Drupal. L'encodage des fichiers XML a été réalisé avec les loigiciels XML Copy Editor et Oxygen.

Compatibilité

Le site est testé sur et optimisé pour Mozilla Firefox, Google Chrome et Internet Explorer. JavaScript doit être activé pour certaines fonctions du site, notamment pour l'affichage des textes alternatifs et des notes.


Notes


[1] Les éditions utilisés des deux dictionnaires de référence sont celles, électroniques, du projet ATILF, qu'on peut consulter à l'adresse suivante : http://dictionnaires.atilf.fr/dictionnaires.
[2] Liste indicative : -oit, -ois, -oient, -oître, -erent.
[3] Liste indicative : -mens, -ems, -ans, -ens, -iens.
[4] Liste indicative : écueuil, ieux, œuil, vuide, stile, asyle.
[5] Liste indicative : allarmes, secrette.
[6] Liste indicative : sçait, sçavent, siége, régle, espece, pere, mere, poëte, ame.
[7] Liste indicative : long-tems, en même-temps, bien-tôt, aussi-tôt, par-tout, tout-à-l'heure, tout-à-fait, tout-à-fait, à-peu-près, par-là, de-là, dès-lors, c'est-là, aussi-bien, quart-d'heure, coup-d'œuil, non-seulement.